La nuit, le nourrisson dort contre sa mère; le jour, il chevauche sur la courroie de portage ou trône dans ses bras; son urine et ses déjections font sur elle des traînées qu'elle essuie avec patience.Toujours , leurs peaux sont plaquées l'une contre l'autre , contact vivant qui perpétue le refuge utérin. Ce n'est que tardivement, après le sevrage complet , aux environs de la quatrième année, que les petits Yanomami cessent de dormir avec leur mère et reçoivent un hamac personnel.La chaleur du feu remplace alors pour eux la tiédeur du corps maternel à laquelle elle se substitue;il y a de l'une à l'autre une sorte de continuité ,un rapport indéfinissable qui rend mieux concevable la séparation ou, plutôt, la transition.Car le feu est un élément domestique vivant; sa présence est constante ,quasi humaine.Dans l'esprit des indiens, tiédeur des corps et tiédeur du feu sont dans un rapport d'équivalence,sont interchangeables.
At night, the baby is sleeping against his mother; the day he rides her seated on
the belt or is carried in her arms, his urine and droppings are slipping on her that she towels with patience.Always, their skins are plated against each other, living relationship that perpetuates the uterine
refuge. Only later, after complete weaning, around the fourth year the small Yanomami stops sleeping with his mother and receive a personal
hammock.
"On ne veut plus rien savoir de la mort de nos jours. et maintenant voilà qu'on cherche à gommer le temps qui la précède .On voudrait pour cela soustraire les vieux vivants que nous sommes de peur qu'ils n'encombrent le regard de ceux qui veulent oublier que toute destinée a une fin . Et comment nous cacher, nous et nos décrépitudes flagrantes sinon en nous rassemblant dans des maisons loin des regards".
A mon premier réveil , après une nuit passée à bord de notre embarcation, je découvre les couleurs du rio Orénoco au lever du jour . La brume tapisse le fleuve et un indien d'une communauté avoisinante profite de cette tranquilité pour faire corps avec la nature ....tout me semble féèrique ...j'ai envie que le temps s'arrête là ... de profiter de l'instant .
We have sailed on several rios in a pirogue with motor before to join our target , that is more than 900 kms but what 900 kms are when every landscape, every place transport you in one elsewhere, in a world close to the imagination.
In my first waking, after night on board of our craft, I discover the colours of rio Orénoco in the survey of day. The fog wallpapers the river and an Indian man of a neighbouring community is taking benefit of this tranquility to make body with nature ....everything seems to me magic...I would like to stop time ....to savour the present instant
Dans la cloison nasale , un petit bout de bois droit, blanc et fin, deux plus petits aux commissures des lèvres, et un centré dans le bas de la lèvre inférieure.Chacun des morceaux de bois qui arrivent jusque dans la cavité buccale proviennent de branches d'une plante appelée payoari ou de waraba-kobi.La propriété de ces deux plantes et qu'après avoir été coupées , les tiges restent blanches .
Les mots me manquent ...je vous confie ce premier cliché de cette femme Yanomami que je vous laisse découvrir en silence ...c'est encore là que je me sens le mieux pour faire passer les ressentis de cette expédition.
I do not still have the words to put out my feelings after this last expedition...I entrust you this shot of a Yanomami woman and let you dicover it in silence .....
I come back from my expedition in Amazon, my heart is full, my soul is filled, my body is impatient by all these emotions I bring back with me which I shall try to share through the next clichés.
This
child, in the skirts of his mother was like a little bird at the edge
of the nest which was reluctant to take flight, move from shadow to
light ...... the other kids around him had invaded the street with their cries
and their games ... He was shared between the mild maternal nest and
all those games where everyone gave it with their heart. |